
· Objectif annuel: 1 500 000 litres (≈ 4 000+ L/jour).
· Troupeau: ~150 vaches laitières; 120–125 en traite active; 25 en tarissement (repos) à partir du 7e mois de gestation; gestation de 9 mois.
· Traite deux fois par jour, généralement à deux personnes (Guillaume et l’intervenant principal).
· Organisation des tâches: l’un reste en fosse de traite; l’autre gère “les à-côtés” (alimentation des veaux, nettoyage, etc.).
· Durée des séances: ~2 h le matin (début ~7:00) et ~1 h 45 le soir (début ~16:30). Répartition des volumes: ~60 % le matin, ~40 % le soir.
· Salle de traite: 24 postes (12 de chaque côté), décrochage automatique; pas de robotisation à ce jour.
· Problème majeur récent: mammites (notamment colibacillaires), entraînant des difficultés d’élimination des toxines chez les ruminants.
· Causes évoquées: manque d’hygiène, chaleur estivale; sorties limitées mais maintenues 4–5 h/j quand il faisait 27–29 °C; regroupement des vaches sous les mêmes arbres → “microbisme” local favorisant les infections.
· Conséquences: perte de 3–4 vaches cet été; décision future de ne plus sortir les vaches lors des périodes chaudes.
· Mesures envisagées: améliorer l’hygiène; refroidissement/ventilation des bâtiments pour réduire le stress thermique.
· Projet ventilation: devis à 42 000 € pour 8 ventilateurs; hésitation due au coût et aux marges jugées élevées des fournisseurs.
· Paiement du lait: collecte tous les deux jours (≈ 8 000–8 200 L par collecte); paiement le 20 du mois suivant (ex.: lait d’octobre payé le 20 novembre).
· Qualité: rémunération selon matière grasse et protéique; pénalités en cas de leucocytes > 250 000 (lié aux mammites). Depuis début d’année, pénalité d’1 point: 3 € / 1 000 L; avec 115–120 000 L/mois, perte de 700–800 €/mois.
· Objectif financier: maintenir les annuités à 70–80 € par 1 000 L; les investissements des 7–8 dernières années placent l’exploitation à ce niveau.
Contexte régional: en Bretagne, 60–70 % des fermes seraient robotisées; quasi 100 % quand un jeune s’installe.
Avantages:
o Fréquence de traite accrue (3–4 fois/24 h, selon autorisation via puce), +15–20 % de production.
o Meilleure santé de la mamelle; qualité du lait améliorée; charge des vaches réduite.
Limites:
o Maintenance critique: panne = urgence absolue; dépendance aux techniciens.
o Coûts: station ~300 000 € sur le site; premier robot ~200 000 €, suivants moins chers; capacité recommandée ~60–65 vaches par robot.
Marques: Lely, Alfa Laval/GEA (européennes).
Position actuelle: priorité donnée au bâtiment récent; robot envisagé à la retraite de l’exploitant principal (vers 65 ans).
Équipe: 4–5 personnes capables de traire (incluant un apprenti). Le week-end: 3 personnes mobilisées (1 aux porcs, 2 aux bovins).
Objectif d’équilibre: tendre vers 1 week-end sur 4 pour les salariés (contre 1 sur 3), pour limiter la contrainte.
Contexte familial:
o Conjointe issue du secteur textile/sport; n’aime pas les vaches, mais gère les porcs et porcelets.
o L’exploitant, 59 ans, vise 65 ans pour la retraite; craint l’ennui en retraite mais prévoit de continuer à aider.
o Antécédents physiques: prothèse totale à droite, demi-prothèse à gauche (depuis >10 ans), probablement suite au foot; état actuel satisfaisant.
· Naissances: ~170–180/an; 10–15 % nécessitent une aide. Au-delà, un problème d’alimentation est suspecté.
· Sélection: les femelles de bonne conformation sont gardées pour la laiterie.
· Croisements viande sur vaches moins performantes ou ayant du mal à prendre (gestation): veaux vendus à 8 jours (type veau de boucherie).
· Types raciaux évoqués: Holstein (origine néerlandaise); mention de vaches croisées “pied noir”, plus petites et trapues.
· Intensif (modèle actuel): 10–12 000 L/vache/an avec maïs et soja; plus de charges, moins d’autonomie.
· Herbager/autonome: peu de maïs/soja; 5–6 000 L/vache/an; charges moindres, autonomie accrue. Choix de système selon objectifs économiques et techniques.


Le responsable a repris des parts des sociétés familiales il y a 4–5 mois, après:
o 2 ans en service de remplacement (porc, lait, volaille, grandes cultures).
o 3 ans comme salarié sur l’exploitation.
o Formation: bac STAV, BTS AXE (gestion-management agricole), Licence MOA (management et gestion agricoles).
Objectifs pédagogiques: vulgariser le fonctionnement de l’atelier porc; encourager les questions.
Équipe et formation:
o Justine, en stage depuis le lundi de la semaine en cours, spécialisée vache laitière, souhaite découvrir l’atelier lait et connaît déjà mieux le porc.
o Importance d’ouverture d’esprit et de motivation.
Configuration:
o 250 truies au total, organisées en 7 bandes d’environ 35 truies chacune.
o Sevrage à 28 jours.
o Cycle répétitif toutes les 3 semaines: semaine d’insémination → semaine de mise bas → semaine de sevrage; puis le cycle recommence.
Répartition des lots:
o 2 bandes en maternité.
o 1 bande en verraterie (période post-insémination).
o 4 bandes en gestation.
Gestation et rythme:
o Durée de gestation: 3 mois, 3 semaines, 3 jours (114 jours).
o En moyenne, 2,5 mises bas par truie et par an.
Production:
o 8000 à 8500 porcs vendus par an, tous dirigés vers l’abattoir.
o Par bande: environ 450 à 500 porcelets.
Atelier en Label Rouge “paille”:
o Particularités liées au cahier des charges (confort, équipements, alimentation, jeux/chaînes).
Castration des mâles:
o Choix d’atelier: castration systématique des mâles pour la qualité sensorielle (réduction du “goût/odeur de verrat”).
o Contexte filière: coexistent des filières mâles castrés et non castrés; certains acheteurs (ex. mention de Bigard) éviteraient le mâle non castré; débat réglementaire évoqué.
Cochettes:
o Définition: jeunes truies n’ayant jamais mis bas (équivalent des génisses en bovin lait).
o Introduction: 6 cochettes par bande environ, pour maintenir les performances et rajeunir le troupeau.
o Origine: achat externe (ex. multiplicateur du Morbihan; mention “Ille-et-Vilaine/Illy-Village”).
Réforme:
Environ 3–4 truies réformées par lot de 35, pour:
§ âge avancé,
§ défauts d’aplombs,
§ escarres,
§ condition corporelle inadéquate (trop maigres/grosses).
Objectif: maintenir un niveau de performances élevé et durable.
Outils:
Enregistrement informatique systématique (logiciel) pour suivre:
§ dates d’insémination,
§ entrées en maternité,
§ mises bas,
§ sevrages,
§ traitements, vaccinations.
Logistique des flux:
o Entrée en maternité vers 105–110 jours de gestation (≈ 1 semaine avant mise bas).
o Organisation par couloirs; progression par lots espacés de 3 semaines.
o Présentation pédagogique: observation de porcelets de 5–6 jours, puis de 27 jours, illustrant la progression par paliers de 21 jours.
Alimentation:
o Deux repas de soupe par jour (matin et soir) pour les truies en maternité.
o Abreuvement à volonté.
Logement:
o Truies en liberté (obligatoire); enrichissement avec jouets/chaînes.
o Consignes de visite: limiter le bruit, prudence car les truies sont lourdes; les animaux peuvent se lever à l’entrée du groupe.
Observation des cochettes:
o Plus petites, tempérament plus vif à l’arrivée; intégration progressive dans le troupeau.
Méthode:
o Insémination artificielle (IA) généralisée.
o Verrat utilisé principalement comme “mâle teaser” (stimulation/détection), passage devant les couloirs.
Détection de chaleur:
o Signes: vulve développée et rouge; immobilité réflexe; oreilles dressées.
o Pratiques communes comparées à d’autres espèces (vaches).
Taux de productivité:
o 2,5 mises bas/truie/an; 450–500 porcelets par bande; 8000–8500 porcs/an vendus.
Qualité produit:
o Choix de castration pour réduire risque de défaut sensoriel.
o Label Rouge paille: exigences sur confort, liberté de mouvement, enrichissement, alimentation.
